Comment en suis-je venue à la nutrition et à la santé ?

Je ne suis pas arrivée à la nutrition par hasard, ni par une simple reconversion professionnelle. C’est le résultat d’un chemin fait de questions, d’observations et d’un besoin profond de comprendre comment le corps fonctionne — et surtout pourquoi, parfois, il ne fonctionne plus comme on l’attend.

Très tôt, je me suis intéressée aux liens entre ce que nous mangeons, ce que nous ressentons et la manière dont notre corps réagit. Pas d’un point de vue théorique, mais concret : ce qui soulage, ce qui aggrave, ce qui aide réellement sur le long terme. J’ai toujours eu besoin d’aller au-delà des réponses toutes faites, de creuser, de vérifier, de relier les éléments entre eux.

Avec le temps, cette curiosité est devenue une exigence. Comprendre les mécanismes biologiques réels, faire le tri entre les discours simplistes et les approches fondées sur des bases solides, et redonner du sens à la relation entre alimentation et santé.

Choisir ce métier, c’était aussi choisir une certaine manière de travailler : avec rigueur, sans dogme, et avec une attention constante à la singularité de chaque parcours. Parce qu’il n’y a pas des corps “théoriques”, mais des personnes, avec leur histoire, leurs contraintes, et leurs propres équilibres à trouver.

En quoi mon fonctionnement neurodivergent influence-t-il ma manière de travailler ?

La neurodivergence façonne profondément ma manière de comprendre le corps humain et la santé. Elle s’exprime par un besoin constant de cohérence, une attention particulière aux mécanismes sous-jacents, et une difficulté à me satisfaire d’explications partielles ou simplifiées.

À cela s’ajoute une soif de savoir très marquée, qui s’applique pleinement ici. Comprendre pourquoi le corps réagit d’une certaine manière, comment les systèmes interagissent entre eux et dans quelles conditions une approche peut réellement fonctionner n’est pas une option secondaire pour moi. C’est un moteur central. Cette curiosité exigeante m’amène à creuser, à vérifier, à croiser les sources et à aller au-delà des réponses toutes faites.

Comme c’est fréquemment le cas chez les personnes autistes, mon parcours s’inscrit dans un contexte de co-occurrences somatiques et métaboliques. Vivre avec une endométriose-adénomyose, une maladie auto-immune de la thyroïde (Hashimoto), une résistance à l’insuline et des multi-réactivités alimentaires m’a confrontée très tôt à la complexité du fonctionnement corporel. Non pas de manière théorique, mais concrète, quotidienne, parfois contraignante.

Ces expériences m’ont appris une chose essentielle : le corps ne fonctionne jamais par compartiments isolés. Le système nerveux, le système hormonal, le métabolisme, la digestion et les phénomènes inflammatoires interagissent en permanence. Ignorer ces liens, c’est souvent passer à côté de ce qui fait réellement sens pour une personne donnée.

Mon fonctionnement renforce également mon besoin de logique et de précision. J’ai du mal avec les discours flous, les recommandations contradictoires ou les explications qui ne reposent pas sur des mécanismes identifiables. Dans ma pratique, cela se traduit par une exigence de clarté et par une volonté constante de comprendre pourquoi une approche fonctionne — ou non — selon les contextes et les individus.

C’est cette combinaison entre vécu corporel, analyse rigoureuse et vision systémique qui structure aujourd’hui ma manière de travailler.

Ce qui me passionne en nutrition, et les domaines que j’ai choisi d’approfondir

Ce qui me passionne en nutrition, ce n’est pas l’alimentation en tant que telle, mais ce qu’elle révèle du fonctionnement du corps. La nutrition est pour moi un point d’entrée privilégié pour comprendre le métabolisme, la régulation glycémique, l’inflammation, l’énergie, et la manière dont ces mécanismes interagissent entre eux au quotidien.

Avec le temps, certains sujets se sont imposés comme centraux. La résistance à l’insuline en fait partie, tant elle est fréquente, souvent silencieuse, et pourtant déterminante dans de nombreux déséquilibres. Les approches à index glycémique bas, low-carb, cétogènes, ainsi que les stratégies de réduction thérapeutique des glucides sont devenues des axes majeurs de réflexion et de travail, non comme des solutions universelles, mais comme des outils métaboliques à manier avec discernement. Appliquées sans compréhension du terrain et du contexte métabolique, ces approches perdent leur pertinence, voire leur intérêt.

Je m’intéresse également de près aux questions de détoxification et aux différentes formes de jeûne. Mal utilisées ou généralisées, ces pratiques peuvent être inadaptées, voire contre-productives.
C’est précisément pour cette raison qu’elles m’intéressent : comme des phénomènes physiologiques complexes, aux effets très variables selon le contexte, le terrain, l’état métabolique et les objectifs poursuivis. Ce qui compte n’est jamais l’approche en elle-même, mais la capacité à en comprendre les mécanismes, les effets possibles et les limites.

Mon intérêt ne porte pas seulement sur ce qui fonctionne, mais sur pourquoi, pour qui et dans quelles conditions cela fonctionne. Comprendre les indications, les contre-indications et les adaptations nécessaires fait partie intégrante de ma démarche. Je me méfie des approches figées, des promesses simples et des réponses définitives à des problématiques complexes.

Cette exigence s’accompagne d’un engagement constant dans la formation et la veille scientifique. Je m’appuie sur la lecture régulière de publications spécialisées, la participation à des conférences et des formations, ainsi que sur des échanges professionnels, afin que ma pratique évolue avec les données les plus récentes.

C’est cette combinaison entre curiosité intellectuelle, approfondissement progressif de certains domaines et mise à jour permanente des connaissances qui structure aujourd’hui ma pratique de la nutrition-santé.

Comment j’accompagne, et ce qui guide ma pratique ?

En tant que diététicienne-nutritionniste diplômée, j’exerce une pratique de la nutrition-santé fondée sur des bases scientifiques solides et une compréhension fine des mécanismes physiologiques.

Concrètement, j’adopte une approche nutritionnelle individualisée, fondée sur l’écoute, l’analyse et l’adaptation aux réalités de chaque personne. Cela implique de prendre le temps de comprendre ce qui est en jeu, d’identifier les leviers pertinents, mais aussi de reconnaître ce qui ne l’est pas. Savoir ne pas recommander une approche, ou savoir différer une stratégie, fait pleinement partie du travail.

La rigueur et la clarté guident ma pratique au quotidien. En nutrition et en santé, la confusion est fréquente et souvent source de découragement. J’accorde donc une grande importance à expliquer ce qui se passe dans le corps, à rendre lisibles les mécanismes à l’œuvre, afin que les choix alimentaires ne soient pas vécus comme des injonctions, mais comme des décisions éclairées.

Je veille également à respecter les rythmes, les limites et les réalités concrètes de chacun. Les changements durables ne reposent ni sur la contrainte ni sur la culpabilisation, mais sur des ajustements progressifs, cohérents et compatibles avec la vie réelle.

Enfin, ma posture s’inscrit dans une logique de prudence et de responsabilité. Certaines approches peuvent être utiles dans un contexte précis et inadaptées dans un autre. Je privilégie toujours la sécurité, la cohérence et le long terme, plutôt que la performance ou les promesses rapides. Mon objectif est de transmettre, de favoriser l’autonomie et de permettre à chacun de mieux comprendre son propre fonctionnement afin d’ajuster ses choix dans le temps.

Pour une présentation plus concrète de mon accompagnement, vous pouvez consulter la page d’accueil.

Ce que j’espère transmettre

Ce que j’espère transmettre avant tout, c’est une autre manière de regarder le corps et la santé. Une manière plus nuancée, plus respectueuse, plus ancrée dans le réel. Comprendre plutôt que contrôler. Ajuster plutôt qu’imposer.

J’aimerais que les personnes qui me lisent ou que j’accompagne repartent avec plus de clarté, moins de confusion, et surtout la sensation de reprendre la main sur leur compréhension du corps. Qu’elles se sentent légitimes à poser des questions, à douter des réponses toutes faites, et à chercher ce qui leur correspond réellement.

La nutrition n’est pas un cadre rigide à suivre, mais un langage à apprendre à décoder. Mon rôle est de transmettre les clés, pas de dicter les réponses.

Mon parcours s’est également enrichi de formations en naturopathie holistique et en énergétique. Ces approches ont nourri ma manière de percevoir le lien entre le corps, le vécu, l’environnement et la dimension sensible de l’expérience humaine.

Elles ne constituent pas le cadre de mes recommandations nutritionnelles, qui s’appuient sur une pratique de la diététique fondée sur des bases scientifiques. En revanche, elles influencent ma façon d’écouter, de comprendre et d’accompagner, avec une attention particulière portée à la globalité de la personne et à la diversité des sensibilités.


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